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Les Ecos - March 13 - Financing in the 5 key questions from Rabbah, Minister of Energy

Wednesday, 14 March 2018 16:46

En marge de la 3e édition des Rencontres africaines de l’efficacité énergétique, organisée avant-hier à Casablanca par AOB Group, Abdelaziz Rabbah a invité les experts présents à réfléchir et débattre ensemble sur cinq questions cruciales sur l’efficacité énergétique. Lesquelles ? Les détails.

Cette année, c’est le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Abdelaziz Rabbah, qui a présidé l’ouverture des travaux de la 3e édition des Rencontres africaines de l’efficacité énergétique, organisée avant-hier à Casablanca par AOB Group. Si le ministre a tenu à faire le déplacement, accompagné de plusieurs de ses collaborateurs qui ont pris part, par la suite, aux ateliers, c’est parce que l’efficacité énergétique occupe une place importante dans le dispositif de transition énergétique que le Maroc est en train de mettre en place pour entrer dans la nouvelle économie. Rappelons-le : l’efficacité énergétique devrait permettre de réduire de 17% la facture énergétique nationale à l’horizon 2030. Elle a même déjà une stratégie toute faite qui n'attend que sa validation par la plus haute autorité de l’État. En attendant de franchir cette étape et sa prochaine mise en œuvre, il est toujours bon de se poser des questions en vue de prochaines améliorations. Et c’est à cet exercice que s’est prêté Abdelaziz Rabbah qui, dès l’entame de son allocution, a interpellé les experts présents, venus d’Europe et majoritairement d’Afrique, pour réfléchir et débattre ensemble sur cinq questions.  La première, c’est comment faire pour que la question de l’efficacité énergétique, qui est un sujet aujourd’hui élitiste, devienne populaire ? C'est-à-dire, comment embarquer les citoyens pour qu’ils puissent se l’approprier et en faire leur préoccupation au quotidien ? À travers cette première interrogation, le ministre veut dire que l’efficacité énergétique c’est l’affaire de tous. Tout le monde doit être au courant de ses bienfaits. Ce qui suppose d’énormes efforts de sensibilisation afin que tous se l’approprient et l’intègrent comme un réflexe à déclencher lors de certains achats, tels que l’achat d’un bien immobilier ou d’un réfrigérateur par exemple. La deuxième question de Rabbah est, quel est le type de business model qu’il faut mettre en œuvre pour l’efficacité énergétique ? Autrement dit, comment peut-on financer l’efficacité énergétique ? Quelle est la meilleure solution financière à appliquer ? Faut-il opter par exemple pour le leasing ? Aujourd’hui, la question reste curieusement posée. Rares sont encore les établissements financiers qui s’y sont engagés, pourtant, l’efficacité énergétique est un domaine rentable. Selon M’Fadel El Halaissi, directeur général délégué, en charge de la Banque de l’entreprise au sein de BMCE Bank of Africa, «il y a bien un modèle de stimulation de l’efficacité énergétique auprès de l’entreprise au Maroc. Un modèle qui combine un financement bancaire, du leasing et une contribution en terme de don».

En 18 mois, BMCE Bank of Africa a ainsi totalisé un investissement de 58 millions DH dans l’efficacité énergétique, dont un projet en cours d’équipement de stations-service en panneaux solaires, a notamment révélé El Halaissi qui a également évoqué le MorSEFF, la ligne de financement de l'énergie durable au Maroc initiée par la BERD et qui soutient également l’efficacité énergétique, ente autres. La troisième question que Rabbah a soumise à la réflexion des experts, c’est, comment l’État doit-il donner l’exemple en matière d’efficacité énergétique ? Selon le ministre, qui a déjà une idée précise sur la réponse à apporter à cette question, il ne faut pas qu’il y ait une contradiction entre le discours et la réalité. Pour cela, a-t-il dit, «nous avons décidé d’aller vers un système dirigiste en imposant l’efficacité énergétique dans l’administration». L’idée consistera à moduler le budget à allouer par administration en fonction des efforts consentis ou non en matière d’efficacité énergétique, notamment sur la gestion du matériel roulant (parc automobile), le système électrique, les équipements publics, les maisons de jeunes, les mosquées, etc… Avant-dernière question : faut-il encadrer ou ouvrir le marché de l’efficacité énergétique ? Sur cette question aussi, Rabbah a aussi une réponse tranchée. «Notre option, c’est l’encadrement», a-t-il déclaré.

«Nous ne voulons pas tomber dans le même travers que la digitalisation qui n’a pas réussi à faire émerger une infrastructure lourde dans notre pays», a-t-il justifié. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, son département a mis en place un texte pour faire appel aux ESCO (sociétés de services énergétiques) qui seront des entreprises spécialisées et répertoriées seules habilitées à conduire des projets d’efficacité énergétique. Ce ne sera pas n’importe qui ni n’importe comment. Ce seront donc ces ESCO qui réuniront à la fois un minimum de technicité, de compétence, de savoir-faire et de capacité financière. Celles qui sont déjà sur place devront remplir les critères exigés. Et celles qui voudront exercer devront s’installer au Maroc et suivre le même cahier des charges. Enfin, la dernière question est celle-ci : est-ce que l’efficacité énergétique, c’est juste de l’acquisition technologique ? Rabbah répond non. Pour lui, il faut aller au-delà du transfert de technologies et créer une vraie industrie dans le domaine où 30 milliards d’investissement sont prévus dans les énergies renouvelables, y compris dans l’efficacité énergétique. Notamment en mettant en place une intégration industrielle intelligente où la recherche est vigoureusement encouragée pour créer des produits à haute valeur ajoutée. Ce faisant, le Maroc sera dans le radar international en matière de Recherche & développement industriel et pourra jouer un rôle de premier choix dans le continent africain qui va façonner l’économie mondiale.


L’Efficacité énergétique dans les territoires, un énorme défi

L’Efficacité énergétique dans les territoires, le thème à l’ordre du jour de ces 3es Rencontres africaines de l’efficacité énergétique, est un énorme défi. En effet, l’efficacité énergétique peut mener à l’intelligence énergétique territoriale si d’une part, elle est intégrée dans les documents d’urbanisme, les plans de rénovation prioritaires, les investissements réseaux ainsi que dans le développement de l’emploi local, la boucle énergétique et les opportunités d’investissement. Et d’autre part, si elle est au cœur d’un modèle énergétique territorial irréprochable qui maîtrise, à la fois, les informations des opérateurs énergétiques locaux, les interactions possibles entre réseaux, les secteurs et zones à enjeux et les divers leviers de financement.


Accord entre ENGIE et l’AMEE

En marge des 3es Rencontres internationales de l’efficacité énergétique, un protocole d’accord a été signé entre Amine Homman Ludiye, CEO d’Engie Afrique du Nord et Saïd Mouline, directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE). Cet accord porte sur le développement et la mise en œuvre de solutions d’efficacité énergétique (EE) ainsi que la promotion de l’EE à travers des actions de formation, de sensibilisation et de démonstration. La collaboration entre les deux entités permettra la mise en place de projets pilotes pour le développement de l’efficacité énergétique, notamment dans le secteur du bâtiment, de l’industrie et de la mobilité électrique. «Nous sommes heureux et fiers de ce partenariat avec l’AMEE, qui matérialise l’engagement d’ENGIE pour le déploiement de solutions d’efficacité énergétique concrètes, en accord avec les priorités nationales et la stratégie de notre groupe en tant qu’acteur de la transition énergétique», a déclaré Amine Homman Ludiye. «Outre le volet des projets de ce partenariat, nous sommes ravis de voir les grands acteurs mondiaux de l’efficacité énergétique se développer dans notre pays. Cela facilitera le transfert de savoir-faire et la formation dans ce domaine», a de son côté précisé Saïd Mouline.

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